Mérule photo : comment reconnaître ce champignon nuisible

Par Benjamin Muller

Publié le 26/01/2026

Mérule photo : comment reconnaître ce champignon nuisible

La mérule s’attaque aux charpentes, planchers et boiseries en silence, puis révèle des dégâts coûteux quand il est déjà tard. Pour accélérer votre diagnostic, comparez vos observations aux repères visibles sur chaque mérule photo et suivez les conseils concrets ci-dessous. Vous apprendrez à repérer les bons indices, à prévenir les risques d’humidité et à agir vite sans paniquer. Votre maison gagnera en sécurité et en valeur.

💡 À retenir

  • La mérule peut causer des dommages matériels importants estimés à plusieurs milliers d’euros.
  • Elle se développe dans des conditions d’humidité élevée, souvent supérieure à 20%.
  • Des études montrent que 50% des maisons anciennes peuvent être touchées par la mérule.

Qu’est-ce que la mérule ?

La mérule, nom scientifique Serpula lacrymans, est un champignon lignivore qui se nourrit des composants du bois. Il se propage rapidement dès que l’humidité persiste et que la ventilation est insuffisante. Ses filaments peuvent traverser des matériaux inertes comme la maçonnerie pour atteindre d’autres pièces, ce qui explique la vitesse d’extension d’un foyer.

Elle apprécie des zones sombres et confinées, avec une humidité du bois souvent supérieure à 20% et des températures modérées. Les spores sont invisibles à l’œil nu et se déposent partout, mais ne se développent que si le milieu reste humide. En consultant toute mérule photo de référence, on comprend pourquoi ce champignon est surnommé “cancer des maisons”. Les coûts de remise en état grimpent vite, parfois à plusieurs milliers d’euros, surtout si l’infestation a gagné les planchers et la charpente.

Description du champignon mérule

La mérule forme d’abord un mycélium blanc, cotonneux, qui rampe sur le bois et les murs. Elle développe ensuite des cordons gris à brun, appelés rhizomorphes, capables de transporter l’eau sur plusieurs mètres. Quand elle fructifie, on observe des nappes en éventail, brun-orangé au centre et blanches au pourtour.

Le terme “lacrymans” vient de petites gouttelettes translucides parfois visibles à sa surface, semblables à des larmes. Le bois atteint se dessèche, se rétracte et présente une pourriture cubique avec des fissures rectilignes. Ces indices, bien visibles sur chaque mérule photo, aident à distinguer la mérule des simples moisissures superficielles.

Comment reconnaître le mérule ?

Le diagnostic visuel repose sur un ensemble d’indices concordants. Inspectez les zones humides ou mal ventilées: sous-sols, vides sanitaires, plinthes, dessous d’escaliers, derrière les doublages, manches de planchers. Avancez avec une lampe et un tournevis pour tester la solidité des bois. Comparez ce que vous voyez avec une mérule photo claire afin d’éviter les confusions.

Les éléments les plus caractéristiques sont la texture du mycélium et la couleur de la fructification. Cherchez des nappes ou “coussins” blancs à reflets argentés, des cordons brun-gris qui ressemblent à des câbles et des plages brun-rouille en forme de galette. Les surfaces attaquées dégagent parfois une odeur de champignon.

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Caractéristiques visuelles

Voici les marqueurs les plus fiables à confronter à une mérule photo de qualité:

  • Mycélium blanc et fibreux, parfois argenté, qui ondule comme une toile épaisse sur bois et murs.
  • Rhizomorphes gris à brun, épais et ramifiés, semblables à des câbles qui longent les joints de maçonnerie.
  • Fructifications en éventail, centre brun-orangé, bordure blanche, aspect velouté.
  • Bois friable avec pourriture cubique et fissures droites; pertes de résistance sous la lame du tournevis.
  • Petites gouttelettes translucides à la surface du mycélium dans les milieux très humides.

Astuce de terrain: la mérule peut être confondue avec des efflorescences salines blanches. Grattez délicatement. Si cela poudre comme du sel et se dissout avec une goutte d’eau, ce n’est pas de la mérule. Les moisissures noires, elles, restent superficielles et n’entraînent pas de pourriture cubique.

Pour lever un doute, multipliez les angles de vue et comparez avec plusieurs exemples de mérule photo montrant différentes phases: jeune mycélium, cordons, fructification mature. Un faisceau d’indices vaut mieux qu’un signe isolé.

Les signes d’infestation par la mérule

Les signes d'infestation par la mérule

Au-delà de l’aspect du champignon, certains symptômes domestiques doivent alerter. Les plinthes se décollent, les parquets gondolent, des zones deviennent molles sous le pied. Les boiseries se fendent en petits cubes et s’effritent. Des auréoles d’humidité persistent sur les bas de murs ou dans les coins froids.

Des odeurs de cave ou de sous-bois envahissent des pièces normalement sèches. Les fenêtres et portes en bois coincent soudainement, signe d’un gonflement lié à l’humidité. Sur les photos avant/après, on constate souvent une extension rapide d’une tache blanche cotonneuse en quelques semaines. Analysez ces symptômes et confrontez-les à une mérule photo prise dans des lieux semblables au vôtre.

Autres signes d’infestation

Certains indices sont plus discrets mais révélateurs:

  • Présence de poussières brunâtres au sol, correspondant aux spores libérées par une fructification.
  • Peinture qui cloque, papier peint boursouflé au ras du sol, sans cause de fuite visible.
  • Conduit d’aération obstrué ou VMC défaillante, humidité ambiante élevée persistante.
  • Vieilles reprises de maçonnerie humides, ponts thermiques et pare-vapeur mal posés.

Les statistiques montrent que jusqu’à 50% des maisons anciennes peuvent être concernées, surtout en zones humides. Redoublez de vigilance dans les propriétés restées inoccupées longtemps, après un dégât des eaux ou des travaux qui ont emprisonné l’humidité.

Prévenir l’infestation de mérule

La prévention repose sur la maîtrise de l’humidité et la circulation de l’air. Objectif: garder le bois sous le seuil critique de 20% d’humidité et l’ambiance intérieure autour de 50 à 60% d’hygrométrie. Un hygromètre et un testeur d’humidité pour matériaux sont des investissements utiles. Faites un tour régulier des zones à risque, comparez avec une mérule photo si un doute apparaît, et traitez les causes dès leur apparition.

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Le bon réflexe consiste à supprimer les sources d’eau: microfuites de tuyauterie, infiltrations par capillarité, remontées en cave, condensation sur murs froids. Une ventilation efficace et continue, associée à un chauffage régulier, suffit souvent à empêcher le champignon de s’installer. Stockez le bois de chauffage à l’extérieur et évitez tout contact direct entre boiseries et maçonneries humides.

Méthodes de prévention

  • Assurer une ventilation permanente: bouches propres, VMC entretenue, grilles en cave et vide sanitaire dégagées.
  • Traiter les fuites et infiltrations rapidement; drainer et étancher les soubassements si besoin.
  • Maintenir une température stable et limiter la condensation avec une isolation bien pensée.
  • Écarter les meubles des murs froids pour laisser circuler l’air; utiliser un déshumidificateur en période humide.
  • Protéger les bois neufs par un traitement fongicide adapté et des coupes nettes; éviter de piéger l’humidité derrière les doublages.

Après un dégât des eaux, séchez intensivement avant de refermer cloisons et planchers. Ne replaquez jamais un mur encore humide. Un contrôle photographique régulier et la comparaison avec une mérule photo de référence vous aideront à détecter toute anomalie naissante.

Que faire en cas d’infestation ?

La priorité consiste à couper l’humidité. Arrêtez les fuites, augmentez la ventilation, stabilisez le chauffage. Évitez de déplacer des débris contaminés qui pourraient disséminer des spores. Isolez la pièce si possible et limitez la circulation. Prenez des photos nettes des zones touchées pour suivre l’évolution et faciliter l’avis d’un professionnel.

Faites intervenir une entreprise spécialisée ou un diagnostiqueur formé aux pathologies du bois. Le plan d’action inclut généralement l’extraction des bois atteints, au-delà des seules parties visibles, le traitement des maçonneries, puis un assèchement durable. Cette étape est essentielle, car sans suppression de la cause d’humidité, la mérule repartira. Les dégâts matériels peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros, d’où l’intérêt d’agir vite.

Solutions et traitements

  • Assainissement: suppression des sources d’eau, ventilation renforcée, déshumidification jusqu’au retour à des taux stables.
  • Dépose des éléments contaminés: retrait des bois et plâtres touchés avec une marge de sécurité, élimination en filière adaptée.
  • Traitement fongicide: injections et pulvérisations sur bois et maçonneries, avec décapage préalable des surfaces.
  • Traitements thermiques ponctuels: montée en température contrôlée dans certains cas, combinée à l’assèchement.
  • Reconstruction préventive: pose de bois traités, rupteurs capillaires, ventilations de vides sanitaires, choix de finitions perspirantes.

En pratique, documentez chaque étape avec des clichés clairs, puis comparez l’aspect des zones traitées à une mérule photo pour vérifier la disparition des nappes et cordons. Maintenez des contrôles réguliers les mois suivants, surtout en période humide, afin d’éviter toute reprise silencieuse.

Benjamin Muller

Benjamin Muller, passionné par l'univers de la pêche, partage avec enthousiasme ses conseils et ses aventures aquatiques. Sur mon blog, je souhaite inspirer les amateurs de tous niveaux à explorer les merveilles de la nature. Rejoignez-moi pour plonger dans cette passion !

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